• Un dimanche place d'Aligre, Paris 12ème.


    Tel Janus, le 12ème arrondissement présente deux visages.

    Une face calme et agréable, où, souvent, le 12ème montre qu'il a su conserver un profil sage, classique, bien "propre sur lui" avec, sous les arcades de l'avenue Daumesnil: ses petites galeries, ses showrooms et ses décorateurs …et au-dessus, coule la promenade plantée.
    Bien sûr, quelque peu contaminé par son voisin, le 11ème, le quartier cède, par endroits, à la "branchitude", sans que toutefois cela n'altère en rien la quiétude des lieux.

    Mais depuis quelques années, une autre face apparaît, moins légère, moins séduisante : celle d'un "quasi Barbès" avec ses trottoirs crasseux, encombrés de milliers de potelets ... et où les boutiques à kebabs remplacent les commerces de proximité.

    Heureusement entre ces deux facettes opposées, il reste encore un secteur attachant.
    Il est comme le filin qui empêcherait tout le quartier de partir à la dérive …
    C'est le marché d'Aligre, avec sa pléiade de bars, de cafés, de restaurants et de commerces de bouche. Les week-ends, il y a foule sur cette place colorée … et là, le douzième hétéroclite mais authentique est encore bien vivant.


    >> Se repérer dans les quartiers du  12ème.

     

     


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  • Au 21 de la rue Victor Chevreuil s'ouvre une porte discrète avec cette inscription sur l’imposte : "Family Hôtel ". C'est un "meublé" qui accueille, comme son nom semble l'indiquer, des familles. Vu la vétusté des lieux, on a compris qu'il s'agit de familles déshéritées, souvent des immigrés en situation plus ou moins régulière et qui n'ont d'autres choix pour se loger.


    Elles doivent s'acquitter d'un loyer prohibitif au regard du confort qui leur est proposé, près de 1000 euros par mois ! Aussi ces familles, pour la plupart arrivées du Sierra Leone ou de Mauritanie, s'entassent-elles à 5, 6, 7 voire plus dans les petites chambres du  "Family Hôtel ".

    Déclaré immeuble insalubre en 1999, l'hôtel fermera l'année suivante.
    Le bâtiment n'a pas été rasé. Il fût restauré et aménagé en appartements.

    La rue a toutefois conservé sa vocation d'accueil et d'hébergement de parisiens à faibles revenus, car en face du feu "Family Hôtel,  au 16 de la rue, se tient la Résidence Etudiante Victor Chevreuil.



    >> Le 21 rue Victor Chevreuil, aujourd'hui.

    >> Déjà dans Parisperdu : "Garnis et meublés, une chambre en ville"


     


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  • Quai de la station Claude-Decaen, ligne de la Petite-Ceinture.  (Paris 12ème) -Juin 1997.

     

    A l'approche du XXème siècle, le Syndicat d'exploitation de la Petite Ceinture est constamment sollicité pour la création de nouvelles stations.
    Le Syndicat fait en sorte de ne pas y répondre, se réfugiant toujours derrière l'alibi financier. Mais pour l'exposition universelle de 1900, il donne suite au souhait du Commissaire général de l'Exposition de voir desservir le pavillon " Automobiles et cycles" projeté à proximité du lac Daumesnil à Vincennes. Cette opportunité lui offre la possibilité de régler, enfin, la question de la gare définitive de la Rapée-Bercy en suspens depuis 1877 et dont la ville de Paris ne cesse d'épiloguer sur l'emplacement définitif, rue de Charenton.
    En 1899, la décision est prise: la station de la Rapée-Bercy demeurera à sa place et un point d'arrêt facultatif - une halte - "accessible aux seuls voyageurs sans bagages" sera édifiée rue Claude-Decaen pour les besoins de l'Exposition.

    Ouverte le 5 mai 1900, la halte deviendra une station en 1907, la dernière à être crée sur la ligne de la Petite Ceinture.

    Depuis lors, l'histoire contemporaine de la Petite Ceinture ferroviaire est celle d'une lente dégradation, où chaque année passée voit son état empirer, alors que cette ligne pourrait rendre des services significatifs aux habitants de la Région Île-de-France pour leurs déplacements.

    L'absence de volonté politique de réactiver un service ferroviaire sur cette ligne, alors que la plupart des autres capitales européennes (Londres, Berlin et Bruxelles en autres) exploitent sous diverses formes (tramway, métro ou RER) une ligne de rocade d'un périmètre équivalent à celui de la Petite Ceinture, apparaît de plus en plus comme un gâchis et un archaïsme.

    En attendant, à la station Claude-Decaen, l'herbe envahi les quais et la Ville vient de racheter, à Réseau Ferré de France, une parcelle de terrain - au 11 rue Claude Decaen -  pour y établir un jardin partagé ... la Petite Ceinture s'ouvre enfin au public !

     

    >> Le bâtiment des voyageurs de la station Claude-Decaen vers 1930 - ©"La vie du rail"


    >> Retrouvez la Petite Ceinture sur Parisperdu.

     




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  • J'ai voulu retourner au 30 de l'avenue du Docteur-Arnold-Netter, dans le 12ème arrondissement. Je voulais retrouver le charme de ce long passage qui borde l'hôpital Trousseau, respirer à nouveau l'air de ce lieu caché, insolite, hors du temps …

    Mais cette fois, je me suis heurté au lourd portail métallique, maintenant définitivement fermé alors qu’autrefois, il était constamment grand’ ouvert.
    Pourtant ce portail ne masque plus rien car, en 2006, la ville a exercé son droit de préemption sur ce lieu, au motif de la "création d'un équipement d’intérêt général". Un nouvel accès aux extensions de l'hôpital Trousseau, a alors été créé à la place du bucolique passage qui jusqu’alors abritait de petits ateliers et de modestes logements.

    Le modernisme ambiant du nouvel espace a totalement défiguré l’endroit et tout espoir de retour vers les sensations que véhiculait l'ancien passage est définitivement impossible.

    Ce brutal changement fut pour moi comme un choc, et une totale surprise tant je n’avais pas prévu une telle métamorphose … et pourtant, le nom du café mitoyen aurait pu m'alerter !
    Sur son enseigne, il est écrit : "L'imprévu".



    >> Voir aussi : 30, Avenue du Docteur-Arnold-Netter ...

    >> Le passage du 30, Avenue du Docteur-Arnold-Netter, aujourd'hui.



     

     

     


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  • Voie AA/12 – Paris 12éme.


    A Paris, la voie AA/12 est l'une des rares rues sans éponyme, c'est-à-dire une rue n'ayant jamais été nommée. Dans pareil cas, l'identification de ces rues repose sur un système permettant une désignation systématique des voies parisiennes. Elle est formée d'un code d'une ou de deux lettres, séparé du numéro de l'arrondissement par une barre oblique.

    Le fait est courant pour les bretelles d'accès au boulevard périphérique, mais moins fréquent pour une rue située à l'intérieur de Paris.
    Ainsi, la voie AA/12 désigne une voie du 12e arrondissement, dans le quartier de Bercy. Il s'agit d'une rue principalement piétonne qui relie l'avenue Daumesnil à la rue de Charenton.
    Il existe aussi une voie AA/13 dans le 13e arrondissement.

    La nécessité de donner à ces voies un nom plus conventionnel ne semble pas s'être présentée aussi, possèdent-elles des plaques officielles affichant cette dénomination.
    Curieux non … ?

     

     


    >> Plaque de la voie AA/12, à l'intersection avec l'avenue Daumesnil.

    >> Déjà dans Parisperdu: la voie U/20, devenue rue Fernand Raynaud.



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