• Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


    Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

    On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

    Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

     

    >> La place "sans nom" végétalisée !

     


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  • Les toits de Paris vue de la petite ceinture (75012)

    J'erre sans but précis dans le quartier Bel-air. Un secteur du 12ème que j'affectionne suffisamment pour souvent y revenir.
    Face au pont du chemin de fer de ceinture, je m'étonne que de si grêles piliers de fonte aient pu supporter des trains. Mais ils seront bien assez costauds pour supporter le promeneur attiré par une balade sur la petite-ceinture désertée par les locos. Donc je grimpe sur les voies sans hésiter.

    Une fois là-haut, je distingue à travers des buissons quelques vestiges: un bâtiment, des quais, des poteaux qui sans doute annoncent l'ancienne gare d'Avron. Pour la rejoindre il faudrait s'aventurer sur deux autres ponts. D'en bas, ceux-là m'ont toujours paru inégalement solides. Autant celui de la rue du Volga inspire une certaine impression de sécurité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre, autant de celui de la rue d'Avron à claire-voie, je me méfie.

    A gauche s'en vont les rails, presqu'au niveau des toits de la ville d'où rien de particulier n'émerge. On dirait une immense steppe d'Asie … toute en zinc. On se croirait dans l'un des documentaires TV : "Des trains pas comme les autres …"

    Il est tard et redescendant des voies, je tombe devant un Modern'Hotel dont les fenêtres ont été murées. Si on le démolit demain, j'aurai probablement été le dernier passant à le voir, ou du moins à l'observer attentivement …


    >> La petite-ceinture sur Parisperdu.

     

     


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  • Passage sans nom, aux abords de  l'Hôpital Trousseau. Paris 12ème (Juillet 1997)

    Il y a encore seulement 6 ou 7 ans, en venant de la rue du Niger, puis en poursuivant par la rue des Marguettes, on aboutissait à un passage sans nom et ignoré des plans.

    C'était une large allée en pente, avec des pavés, des appentis, des fleurs, des arbustes … elle conduisait, par un porche à crimes, aux abords de l'Hôpital Trousseau.

    Tout ici paraissait d'un autre temps, avec ces vieux arrière-plans de cours, de hangars et de remises. Ici, on changeait de monde, on entrait dans un lieu où ni la cartographie, ni la boussole ne pouvaient vous livrer la moindre indication.

    Finalement, sortant de cette "Terra incognita" on débouchait sur la civilisation dans l'interminable enfilade de l'avenue du Docteur Arnold Netter.

    Un peu plus loin, au numéro 45 de cette avenue, dans un demi-cercle, un bas-relief montrait deux personnages assis de part et d'autre d'un arbre aussi bizarrement stylisé que dans une illustration ésotérique. L'un - c'est peut-être le docteur Netter - porte une sorte de blouse. L'autre est une jeune fille que je ne parviens pas à identifier. Les deux forment un rébus, pour moi, totalement hermétique.
    Il faudra que je me renseigne sur la "bio" de ce fameux (mais pas trop) Docteur Arnold Netter …


    >> Qui êtes-vous Arnold Netter ?

    >> L'impasse de l'avenue du Dr Arnold Netter, déjà dans Parisperdu.

     

     


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  • Au 10 du boulevard de la Bastille, se tenait jusqu'en 2003 une ancienne usine. Abandonnés depuis déjà longtemps, les ateliers de cette usine s'articulaient en 6 ou 7 bâtiments qui, curieusement, enserraient un pavillon d’habitation.

    Une friche industrielle de plus de 2000 m², en plein Paris, voilà un endroit tout désigné pour une jolie promotion immobilière !

    Eh bien non car le site, aujourd'hui réhabilité en une Fondation d'art contemporain (Fondation Antoine de Galbert), est un exemple de réutilisation intelligente du patrimoine industriel parisien, trop souvent démoli, trop souvent rasé pour faire place nette aux promoteurs immobiliers avides de fortes plus-values financières …
    La rénovation et la conception muséographique de ce vaste espace ont été confiées à l'architecte Jean-Yves Clément qui s’est attaché à conserver les traces de l’architecture industrielle, telles les verrières et les proportions initiales des lieux. L'architecte a parfaitement su garder la spécificité du lieu, préserver le charme des volumes hétérogènes et la sensation hors du temps des constructions, tout en créant un ensemble lisible et cohérent.

    L’aménagement des espaces d’accueil a été confié à l’artiste Jean-Michel Alberola qui, en intervenant sur les murs, en a fait une œuvre.

    Aujourd’hui répartis en quatre salles d’exposition d’une superficie de 1 300 m2, les espaces s’organisent autour du  pavillon originel, baptisé "La Maison Rouge".

    A découvrir absolument …


    >> "La Maison Rouge", site officiel.

    >> La Maison rouge fermera ses portes fin 2018 !

    >> Jean-Michel Alberola, un artiste apparenté à la "figuration libre".

    >> Les néons illuminent la Maison Rouge ...

     

     


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  • Vue panoramique de la place d'Aligre en mai 2008, un lundi, jour de fermeture du marché.


    Entre le Faubourg St Antoine et la rue de Charenton, dans la masse résidentielle du 12ème arrondissement, lové à l'écart des grands flux, il est un quartier comme "surgi de nulle part" : c'est Aligre.

    Longtemps populaire et ouvrier, ce quartier non loin de la Bastille, fut à l'origine de maints soulèvements, de divers mouvements et de beaucoup d'initiatives, comme la "Commune libre d'Aligre", une association de quartier, dont Mick Michèle fut la marraine.
    Egalement avant-gardiste, le quartier sera l'un des premiers, en 1981, à créer une radio libre: "Aligre FM".

    Mais le point central du quartier, c'est incontestablement son marché.
    Une identité bicéphale qui comprend un bâtiment couvert et, installés à l'air libre le long de la rue d’Aligre, des étals de forains.

    Ce marché reste l’un des plus animés et des plus sympathiques des marchés alimentaires parisiens, avec des allures de petit "Ventre de Paris".

    Depuis maintenant un bon nombre d'années, le côté ethnique est très présent à Aligre et aujourd'hui, le quartier attire les Parisiens en recherche d'authenticité...
    Bobos, Bretons ou Berbères : tous parisiens, tous immigrés !



    >> Aligre FM, site officiel.

    >> La place d'Aligre, un jour de marché (mai 2008)



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