• Au 10 du boulevard de la Bastille, se tenait jusqu'en 2003 une ancienne usine. Abandonnés depuis déjà longtemps, les ateliers de cette usine s'articulaient en 6 ou 7 bâtiments qui, curieusement, enserraient un pavillon d’habitation.

    Une friche industrielle de plus de 2000 m², en plein Paris, voilà un endroit tout désigné pour une jolie promotion immobilière !

    Eh bien non car le site, aujourd'hui réhabilité en une Fondation d'art contemporain (Fondation Antoine de Galbert), est un exemple de réutilisation intelligente du patrimoine industriel parisien, trop souvent démoli, trop souvent rasé pour faire place nette aux promoteurs immobiliers avides de fortes plus-values financières …
    La rénovation et la conception muséographique de ce vaste espace ont été confiées à l'architecte Jean-Yves Clément qui s’est attaché à conserver les traces de l’architecture industrielle, telles les verrières et les proportions initiales des lieux. L'architecte a parfaitement su garder la spécificité du lieu, préserver le charme des volumes hétérogènes et la sensation hors du temps des constructions, tout en créant un ensemble lisible et cohérent.

    L’aménagement des espaces d’accueil a été confié à l’artiste Jean-Michel Alberola qui, en intervenant sur les murs, en a fait une œuvre.

    Aujourd’hui répartis en quatre salles d’exposition d’une superficie de 1 300 m2, les espaces s’organisent autour du  pavillon originel, baptisé "La Maison Rouge".

    A découvrir absolument …


    >> "La Maison Rouge", site officiel.

    >> La Maison rouge fermera ses portes fin 2018 !

    >> Jean-Michel Alberola, un artiste apparenté à la "figuration libre".

    >> Les néons illuminent la Maison Rouge ...

     

     


    1 commentaire
  • Vue panoramique de la place d'Aligre en mai 2008, un lundi, jour de fermeture du marché.


    Entre le Faubourg St Antoine et la rue de Charenton, dans la masse résidentielle du 12ème arrondissement, lové à l'écart des grands flux, il est un quartier comme "surgi de nulle part" : c'est Aligre.

    Longtemps populaire et ouvrier, ce quartier non loin de la Bastille, fut à l'origine de maints soulèvements, de divers mouvements et de beaucoup d'initiatives, comme la "Commune libre d'Aligre", une association de quartier, dont Mick Michèle fut la marraine.
    Egalement avant-gardiste, le quartier sera l'un des premiers, en 1981, à créer une radio libre: "Aligre FM".

    Mais le point central du quartier, c'est incontestablement son marché.
    Une identité bicéphale qui comprend un bâtiment couvert et, installés à l'air libre le long de la rue d’Aligre, des étals de forains.

    Ce marché reste l’un des plus animés et des plus sympathiques des marchés alimentaires parisiens, avec des allures de petit "Ventre de Paris".

    Depuis maintenant un bon nombre d'années, le côté ethnique est très présent à Aligre et aujourd'hui, le quartier attire les Parisiens en recherche d'authenticité...
    Bobos, Bretons ou Berbères : tous parisiens, tous immigrés !



    >> Aligre FM, site officiel.

    >> La place d'Aligre, un jour de marché (mai 2008)



    1 commentaire
  • Un dimanche place d'Aligre, Paris 12ème.


    Tel Janus, le 12ème arrondissement présente deux visages.

    Une face calme et agréable, où, souvent, le 12ème montre qu'il a su conserver un profil sage, classique, bien "propre sur lui" avec, sous les arcades de l'avenue Daumesnil: ses petites galeries, ses showrooms et ses décorateurs …et au-dessus, coule la promenade plantée.
    Bien sûr, quelque peu contaminé par son voisin, le 11ème, le quartier cède, par endroits, à la "branchitude", sans que toutefois cela n'altère en rien la quiétude des lieux.

    Mais depuis quelques années, une autre face apparaît, moins légère, moins séduisante : celle d'un "quasi Barbès" avec ses trottoirs crasseux, encombrés de milliers de potelets ... et où les boutiques à kebabs remplacent les commerces de proximité.

    Heureusement entre ces deux facettes opposées, il reste encore un secteur attachant.
    Il est comme le filin qui empêcherait tout le quartier de partir à la dérive …
    C'est le marché d'Aligre, avec sa pléiade de bars, de cafés, de restaurants et de commerces de bouche. Les week-ends, il y a foule sur cette place colorée … et là, le douzième hétéroclite mais authentique est encore bien vivant.


    >> Se repérer dans les quartiers du  12ème.

     

     


    1 commentaire


  • Au 21 de la rue Victor Chevreuil s'ouvre une porte discrète avec cette inscription sur l’imposte : "Family Hôtel ". C'est un "meublé" qui accueille, comme son nom semble l'indiquer, des familles. Vu la vétusté des lieux, on a compris qu'il s'agit de familles déshéritées, souvent des immigrés en situation plus ou moins régulière et qui n'ont d'autres choix pour se loger.


    Elles doivent s'acquitter d'un loyer prohibitif au regard du confort qui leur est proposé, près de 1000 euros par mois ! Aussi ces familles, pour la plupart arrivées du Sierra Leone ou de Mauritanie, s'entassent-elles à 5, 6, 7 voire plus dans les petites chambres du  "Family Hôtel ".

    Déclaré immeuble insalubre en 1999, l'hôtel fermera l'année suivante.
    Le bâtiment n'a pas été rasé. Il fût restauré et aménagé en appartements.

    La rue a toutefois conservé sa vocation d'accueil et d'hébergement de parisiens à faibles revenus, car en face du feu "Family Hôtel,  au 16 de la rue, se tient la Résidence Etudiante Victor Chevreuil.



    >> Le 21 rue Victor Chevreuil, aujourd'hui.

    >> Déjà dans Parisperdu : "Garnis et meublés, une chambre en ville"


     


    1 commentaire
  • Quai de la station Claude-Decaen, ligne de la Petite-Ceinture.  (Paris 12ème) -Juin 1997.

     

    A l'approche du XXème siècle, le Syndicat d'exploitation de la Petite Ceinture est constamment sollicité pour la création de nouvelles stations.
    Le Syndicat fait en sorte de ne pas y répondre, se réfugiant toujours derrière l'alibi financier. Mais pour l'exposition universelle de 1900, il donne suite au souhait du Commissaire général de l'Exposition de voir desservir le pavillon " Automobiles et cycles" projeté à proximité du lac Daumesnil à Vincennes. Cette opportunité lui offre la possibilité de régler, enfin, la question de la gare définitive de la Rapée-Bercy en suspens depuis 1877 et dont la ville de Paris ne cesse d'épiloguer sur l'emplacement définitif, rue de Charenton.
    En 1899, la décision est prise: la station de la Rapée-Bercy demeurera à sa place et un point d'arrêt facultatif - une halte - "accessible aux seuls voyageurs sans bagages" sera édifiée rue Claude-Decaen pour les besoins de l'Exposition.

    Ouverte le 5 mai 1900, la halte deviendra une station en 1907, la dernière à être crée sur la ligne de la Petite Ceinture.

    Depuis lors, l'histoire contemporaine de la Petite Ceinture ferroviaire est celle d'une lente dégradation, où chaque année passée voit son état empirer, alors que cette ligne pourrait rendre des services significatifs aux habitants de la Région Île-de-France pour leurs déplacements.

    L'absence de volonté politique de réactiver un service ferroviaire sur cette ligne, alors que la plupart des autres capitales européennes (Londres, Berlin et Bruxelles en autres) exploitent sous diverses formes (tramway, métro ou RER) une ligne de rocade d'un périmètre équivalent à celui de la Petite Ceinture, apparaît de plus en plus comme un gâchis et un archaïsme.

    En attendant, à la station Claude-Decaen, l'herbe envahi les quais et la Ville vient de racheter, à Réseau Ferré de France, une parcelle de terrain - au 11 rue Claude Decaen -  pour y établir un jardin partagé ... la Petite Ceinture s'ouvre enfin au public !

     

    >> Le bâtiment des voyageurs de la station Claude-Decaen vers 1930 - ©"La vie du rail"


    >> Retrouvez la Petite Ceinture sur Parisperdu.

     




    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique