• Pénétrer sur le réseau ferré de la Petite Ceinture n'est pas très compliqué. Malgré grilles, grillages, murs et autres palissades ... l'accès aux voies n'est bien souvent qu'un jeu d'enfants.

    Le parcours entre le quartier Bel-Air - dans le 12ème - et le parc Montsouris - dans le 14ème - peut être effectué en une heure environ.
    Alors on y va ?

    Dès le départ, c'est un dépaysement total : vous longez des jardinets exploités depuis toujours par les riverains : massifs de fleurs mais aussi plantes potagères poussent ici ... et c'est plutôt bucolique. Sans cesse vous allez croiser des chats, et il y a même  parfois ... des renards ! Puis vous traversez le dépôt de trains de la gare de Lyon et les abords des quais de Bercy en chantier permanent depuis plus de dix ans avec l'opération Paris Rive gauche.
    Peu après, on dépasse un groupe de gitans fort occupés à dénuder des câbles en cuivre ... Un peu plus loin, c'est l'ex-gare Masséna à laquelle s'accolent des habitations de fortune ... et à l'entrée d'un premier tunnel, c'est un jeune homme et son berger allemand ... heureusement attaché, qui ont trouvé ici un abri.

    Le passage dans le 13ème au pied des tours du quartier Italie est plutôt impressionnant ! Puis, les tunnels s'enchaînent et vous arrivez à l'entrée du long tunnel de Montsouris (Photo) : il fait plus de 800 mètres ... et il y fait très froid. C'est ici que se réunissent périodiquement les visiteurs de catacombes et autres explorateurs de carrières sous-terraines  ...

    Mais il faut songer à sortir de ce monde si particulier, à la fois si proche et si loin de la ville ... et là, au sens propre, comme au sens figuré, on a un peu de mal à trouver la sortie ....


    >> La Petite ceinture et Parisperdu (1)
     

    >> La Petite ceinture et Parisperdu (2)
     

    >>
    La Petite ceinture et Parisperdu (3) 



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    La rue Lasson est une rue perdue du 12ème arrondissement, une rue en pente douce, située à l'écart de l'agitation de la ville. Elle ne dégageait rien de particulier, sauf un réel climat de quiétude ... un endroit plutôt agréable ... mais, ne sommes-nous pas, déjà ici, dans le quartier Bel- Air ?

    Soudain, au N°14, la porte d'un garage désaffecté affiche "Et toi comme une algue ...", une phrase extraite d'un poème de Prévert . Le poème s'intitule « Sables mouvants » ... C'est dire si, rue Lasson, l'apostrophe a quelque chose de complètement décalée, ... même si Prévert nous prévient : "Au loin déjà, la mer s'est retirée ...".

    Aujourd'hui, c'est tout ce côté pair de la rue qui s'est définitivement retiré ... ! Il a été rasé pour faire place nette à un gigantesque ensemble hospitalier pédiatrique.

    Gageons que les nouveaux nés de la toute nouvelle maternité des Bluets s'intéresseront plus tard à Jacques Prévert... même s'il y a peu de chance qu'ils apprennent un jour que la rue de leur naissance renvoyait jadis en écho : "Et toi comme une algue ...".
    Et pourtant, une maternité n'est-elle pas toujours située quelque part en "bord de mères" ?


    >> Sables Mouvants, Extrait de « Paroles » de Jacques Prévert.
     

    >> Le nouvel ensemble hospitalier de la rue Lasson : Maternité des Bluets et Hôpital « Pierre Rouquès ».

     

     

     


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  • Soudain je l'ai vue, elle marchait devant moi tout en balançant son drôle de petit sac à main. Sa robe blanche épousait exactement sa taille de guêpe.
    Arrivée au garde-corps, elle posa son petit sac et tout en se penchant, elle chercha longuement du regard ... quelque chose ... ou quelqu'un.

    Puis soudain, elle dit simplement : "Ah, tu es déjà là ?". Son petit ami l'attendait en contrebas de la terrasse du palais des sports de Bercy ...

    A cet instant, j'étais sûr qu'elle avait savamment mis en scène son retard ...
     


    >> Dans la même attitude : Anna Maria, la sœur de Salvador Dali ...

    >> Hommage à ... Janine Niepce.

     


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  • La lourde porte du bâtiment aux vitres fracassées (Voir Billet du 13 mai 2006) s'est ouverte ... et surprise : ils sont encore-là !

    Les wagons frigorifiques n'ont pas bougé des 4 quais de l'ancienne gare de Bercy  ... et pour cause, une partie du raccordement des voies vers la ligne d'Austerlitz a été déposée : nous sommes-là face à des wagons prisonniers dans une gare fantôme !


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  • Coincée entre la Seine, le débouché de l'autoroute A4 et le Périphérique, cette ancienne gare frigorifique desservait les entrepôts à vin de Bercy.

    Dès 1906, il ya donc cent ans, on jugea nécessaire d'adjoindre à la gare de Bercy Marchandises, située près de la gare de Lyon, une nouvelle gare qui recevrait les vins d'Algérie arrivant de Marseille par wagons-citernes frigorifiques.

    La fermeture des entrepôts de Bercy au début des années 70 entraîne l'arrêt de l'activité de cette gare - unique en France - qui, dès lors, sera laissée à l'abandon.

    En 1997, les bâtiments sont cédés par la SNCF à la ville de Paris. Le site change alors de nom pour devenir la « Halle Rapée Supérieure ». Deux entreprises y sont logées quelque temps et assurent leur trafic par rail grâce au poste d'aiguillage - alors encore opérationnel - et qui les raccorde aussi bien aux lignes de la gare de Lyon qu'à celles de la gare d'Austerlitz. 

    Aujourd'hui, toute activité a cessé sur ce site, ... mais cet autre bâtiment aux vitres fracassées - que l'on peut voir ici adossé au côté droit de l'ancienne gare frigorifique - conserve tout son mystère derrière sa lourde porte fermée ...


    >> La dernière trace du lieu ...

     

     

     


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