• DOC! 26, rue du Docteur-Potain (Paris 19e).  

     

    C'est un ancien lycée technique de 3000 m2, situé sur les hauteurs de Belleville, à deux pas de la place des Fêtes. Depuis 2015 il est occupé par les membres du collectif DOC!.
    Le bâtiment a été transformé en laboratoire artistique pour une soixantaine de personnes qui disposent ici de 28 ateliers d'artistes et de 5 pôles techniques partagés.
    Dans ce coin, un peu paumé du 19ème, on peut, tout au long de l'année, y voir des expositions, assister à des projections, des concerts, des représentations de théâtre ou faire des rencontres.
    DOC! participe donc, à sa manière, à la vie et à la dynamique de ce secteur du 19ème arrondissement, un quartier excentré qui avait bien besoin d'animation.

     

    >> DOC ! le site officiel.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (6/13) :La Gare XP.

     

     


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  • Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

    Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010 ©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

     

    A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

    Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

    Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

    Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
    Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
    Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
    A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


    >> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.

    >> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

    >> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

     

     

     


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  • Les vendanges à Paris.

    Les vendanges sur la Butte Montmartre_ 6 octobre 2016

     

    Avant, il y avait du vin tout autour de Paris. On y produisait des petits vins pour la consommation locale car à l'époque les transports ne permettent pas d'acheminer facilement vers la capitale les vins du Bordelais ou de la vallée du Rhône.

    La vigne de Montmartre est la plus ancienne car dès l'époque gallo-romaine on y trouve déjà du raisin. Mais au XVIIIe siècle, les parcelles commencent à disparaître devant l'assaut conjugué des promoteurs immobiliers et de la concurrence des autres régions viticoles françaises.  

    A Belleville, ce n'est pas l'urbanisation mais la chute des prix du vin qui pousse les agriculteurs à abandonner leurs vignes. Même sort dans le hameau de Vaugirard, où les maraîchers remplaceront les vignerons, puis, en 1897, les abattoirs remplaceront définitivement les champs. 

    Pour se souvenir de ce passé, la Ville a replanté des vignes : près de 2.000 pieds à Montmartre en 1932, plus de 700 pieds dans le parc Georges Brassens (15ème arrondissement) en 1983 et 140 pieds dans le parc de Belleville (20ème) en 1992. Même chose au parc de Bercy, où 350 pieds rappellent que, jusqu'au milieu du XXème siècle, le vin arrivait ici par bateau.  
    On trouve aussi des plantations de vignes de plus petite dimension : 230 pieds sur la Butte Bergeyre (19ème), et encore moins dans le Square Laurent Prache (6ème), ou le Square Truillot (11ème) …

    Mais cultiver des vignes au milieu du béton n'est pas une mince affaire car en ville, elles ne sont pas assez ventilées. Et quand il pleut, elles ne sèchent pas, alors le risque majeur est la pourriture des raisins.

    Aujourd'hui, ces vignes parisiennes sont toutes vendangées. Mais seules les bouteilles de Montmartre et du parc Georges Brassens sont vendues. Certes ce ne sont pas de grands vins. Dans le 15ème par exemple, le pinot noir donne un vin qui se garde deux à trois ans et se négocie entre 10 et 25 euros, estampillé "Clos des Morillons", comme avant. Les vins du "Clos Montmartre" ne sont gustativement pas meilleurs mais peuvent atteindre des prix indécents : 50 € la bouteille de 50 cl pour la "Cuvée des Lumières 2016" … !!!

    Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Paris vous propose de participer aux vendanges. En raison de l'été chaud et ensoleillé, la première récolte a déjà eu lieu le 4 septembre : 460 kg de raisins ont été recueillis dans le parc Georges Brassens (15ème).

    Mais à Paris, les vendanges ne sont pas terminées pour autant. Deux autres récoltes sont prévues : le jeudi 13 septembre au parc de Bercy et le mardi 25 septembre dans le parc de Belleville.

    Ensuite, il y aura bien sûr de la célèbre Fête des Vendanges, qui investira Montmartre du 10 au 14 octobre. Un événement qui permettra de découvrir et déguster (avec modération !) un véritable vin de terroir … du terroir parisien !



    >> Pour s'inscrire aux vendanges parisiennes, c'est ici.

    >> Fête des Vendanges de Montmartre.


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (6/13) : La Gare XP.

    La gare XP au 18, boulevard Sérurier Paris 19e

    Non "Gare XP" n'est pas un logiciel tournant sur le déjà ancien système Windows XP !
    Fondée il y a onze ans, la Gare XP (XP  pour "Expérimentale") est tout à la fois un espace d’expérimentation artistique, une salle de spectacle, une galerie d’exposition, un café associatif et aussi lieu de vie de ce quartier du 19ème.
    En 2016, après avoir investi plusieurs lieux à Paris, le collectif s'installe dans les bâtiments d'entretien des "Eaux de Paris", à deux pas de la porte des Lilas et ce, à la suite d'une convention signée avec la Ville de Paris et après un an de travaux de désamiantage.
    Et désormais, au 18 boulevard Sérurier, la Gare XP possède - sur 600 m2 - deux salles d'exposition et de spectacle et une salle polyvalente accueillant danse, massages, yoga…
    S'y ajoute un jardin de 800 m2 qui produit des plantes aromatiques, comporte un poulailler et diverses cabanes d'expérimentations …
    Tout cela donne à la Gare XP un air de "petite ZAD" !


    >> La Gare XP, site officiel.

    >> Compte Facebook de la Gare Expérimentale.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (5/13) : La Générale.

     

     

     


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  •  "Willy Ronis par Willy Ronis", dernier mois …

    Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis", Au Pavillon Carré de Baudoin. Paris 20ème.
    Jusqu'au 29 septembre 2018, Prolongation jusqu'au 2 janvier 2019
    du mardi au samedi de 11h à 18h, entrée libre.

     

    Il vous reste un petit mois jusqu'au 2 janvier 2019  pour foncer au Pavillon Carré de Baudouin, dans ce 20e, sur les terres de Ménilmontant et de Belleville que Willy a tant arpenté et dont il disait : "Belleville et Ménilmontant sont, tout au moins pour moi, deux éléments essentiels de ce que j’aime bien appeler : la poésie de l’authenticité.”

    Car oui, plus qu'une exposition, c'est le retour du photographe sur ses terres. Un voyage en noir et blanc dans un Paris sensible et touchant.
    Mais surtout Ronis nous montre un Paris qui n’existe plus, je dirais volontiers un Paris perdu. Et force est de constater que le monde a moins changé entre les débuts de Ronis, en 1926, et ses dernières photos de 1975, que depuis cette date.
     Les photos de Paris, prises souvent dans les rues autour de l’exposition, celles des ouvriers, des cafés, des enfants, … montrent un monde dur, pauvre, ce n’est pas le Paris gentrifié. Mais au-delà de la difficulté de la vie, on ressent une certaine joie de vivre, et on contemple une classe ouvrière qui n’existe plus.

    Mais pour moi, l’intérêt majeur de cette exposition, outre le vaste choix des images présentées (200), repose sur les passionnants commentaires rédigés par Willy Ronis en accompagnement de ses images. En revenant sur les conditions de prise de vue de telle ou telle photo, il partage avec nous son sentiment que pour réussir une belle image il faut certes un jeu de circonstances, de hasard, d’instinct et de métier, mais qu’au fond une bonne photo sur le vif c’est avant tout une rencontre imprévue et fugace entre des gens qui ne se parleront pas, et que l’imprévu est le sel de toute chose pour les âmes curieuses.

     

    >> "Willy Ronis par Willy Ronis", déjà sur Parisperdu.

    >> L'Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis".

    >> Sur le blog Parisperdu, près de 80 billets sur Willy Ronis.

     

     

     


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