• Le pont en manœuvre un jour de juillet 2017

     

    A sa construction, en 1885, le pont levant de la rue de Crimée était un pur produit de la révolution industrielle : en acier et utilisant les toutes dernières innovations, ce pont était alors "au top" de la technologie.

    Premier pont à soulèvement hydraulique de Paris, il fonctionnait grâce à plusieurs mètres cubes d'eau jusqu'en 2011, date à laquelle il subit une lourde rénovation afin de le rendre moins gourmand et plus écologique.


    Aujourd'hui, malgré quelque 9 000 manœuvres par an, il faut être assez chanceux pour le voir laisser passer un bateau ! Pour cela, le mieux est de s'installer sur une terrasse à proximité, au bord de l'eau, pour admirer ce spectacle, et là, désormais le choix ne manque pas.


    >> Le pont levant de la rue de Crimée déjà sur parisperdu.

    >> Un bateau vient de passer, la circulation peut reprendre …

     

     

     


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  • La passerelle de la rue de la Mare  

    Passerelle sur les voies ferrées de la Petite-ceinture - rue de la Mare Paris 20ème

     

    C'est sans doute la plus célèbre et l'une des dernières passerelles permettant aux piétons d'enjamber les voies ferrées de la Petite Ceinture.
    Nous sommes à Ménilmontant, là où la passerelle de la Mare permet de relier les deux bouts de la rue de la Mare.
    Mais il s'avère qu'elle n'est pas en aussi bon état qu'on aurait pu le penser aussi une rénovation a été jugée indispensable et depuis maintenant un an, la passerelle est fermée et interdite au public. Et cela crée une véritable coupure dans le quartier, et gêne les circulations naturelles des piétons.
    Alors quand va-t-on remettre en service cet ouvrage ?
    Pas tout de suite car l'étude menée par la Ville de Paris privilégie une reconstruction à l’identique de la structure métallique et des marches, à une rénovation lourde.
    Seules les grilles actuelles qui ont été déposées, seront rénovées puis reposées.

    La réalisation des travaux est prévue de juin à décembre 2019. La réouverture aux piétons n'est quant à elle pas programmée avant mars 2020.

    D'ici là, les parents du haut de la rue de la Mare devront faire un long détour pour emmener leurs enfants à l'école, située au bas de la passerelle.
    Nous nous retrouverons donc au printemps 2020 sur cette fameuse passerelle …


    >> La passerelle en travaux _ juin 2018

    >> Passerelle de la Mare, Belleville, 1948 par Willy Ronis

    >> Déjà sur Parisperdu : Balade alternative.

    >> La passerelle des Meuniers.

     

     

     

     


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  • Quelques heures avec Willy Ronis.

    Willy Ronis dans son appartement de la rue de Lagny, Paris 20ème (Février 2008)

     

    Nous sommes en février 2008 et c'est ma troisième rencontre avec Willy Ronis, chez lui rue de Lagny.

    Douze ans plus tôt, en 1995 donc, je l'avais rencontré pour la première fois à la FNAC Etoile, introduit par Régis Debray. Et, à la suite de cette première rencontre, il m'avait donné rendez-vous au Square Sarah Bernhardt, tout près de son domicile parisien.

    Puis je reprendrai contact avec Ronis fin 2007, un an après le lancement du blog Parisperdu pour lequel je sollicitais son avis. Et là, pour en parler, il me fait l'immense honneur de m'inviter chez lui, rue de Lagny.

    Pour cette troisième rencontre, je lui avais apporté de nouvelles photos de la rue de la Mare, un secteur qu'il avait beaucoup arpenté dans les années 55-60 et qu'il appréciait encore énormément.

    Une autre rencontre était programmée en novembre 2008 mais elle n'aura pas lieu car je n'ai jamais pu le recontacter à la suite du message qu'il avait laissé sur mon répondeur téléphonique.

    En juillet 2009, aux Rencontres photographiques d'Arles, dont il était l'invité d'honneur, j'ai seulement pu l'apercevoir brièvement sans toutefois pouvoir suffisamment l'approcher pour échanger quelques mots avec lui.
    Je pensais alors que ce n'était que partie remise et que nous allions nous revoir à Paris. Mais je n'avais pas saisi à quel point ce déplacement à Arles avait pu le fatiguer. Car à peine deux mois plus tard, le samedi 12 septembre 2009 Willy nous quitte, laissant orphelins tous les amoureux de la photographie humaniste (et pas seulement). Il avait 99 ans. Mon modeste hommage sera le billet "Aurevoir et merci Monsieur Ronis" que je publie le lendemain de sa disparition.

    Les quelques heures que j'ai pu passer avec Willy Ronis m'ont appris beaucoup, sur l'homme d'abord dont je peux dire qu'il était un être merveilleux, en suite sur Paris et les petites gens de la capitale dont il était une sorte d'expert et enfin sur la technique photographique qu'il m'a permis d'améliorer en me prodiguant quelques conseils. Un exemple parmi d'autres : "Attention, me disait-il, avant de déclencher vous devez vérifier que dans votre cadre il n'y a pas d'éléments qui vont parasiter votre image, car l'objectif lui, il avale tout".

    Les années qui suivront, et encore aujourd'hui, le vide qu'il me laisse est immense. C'est sans doute pour cela qu'en 2012 je suis retourné rue de Lagny pour essayer de voir si cela m'apporterait quelque apaisement. Puis en 2015, dans le même état d'esprit, j'entreprends une sorte de pèlerinage à Gordes et à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans cette Provence où il vivra - en famille - de façon permanente entre 1972 et 1983.
    Vous l'avez compris je voue une admiration sans borne à ce grand bonhomme de la photo qui est dans mon panthéon photographique avec Boubat et Cartier-Bresson … Et, même si finalement je n'ai passé que quelques heures avec lui … que de richesses celles-ci m'ont apportée.

     


    >> Willy Ronis et parisperdu.

     


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  • Eloge de la lenteur

     

    Pourquoi sommes-nous si pressés ? Pouvons-nous et voulons-nous aller moins vite ?
    Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité des tâches à abattre à la qualité de nos actes quotidiens. A l'heure où la performance est requise sur tous les fronts de l'existence (travail, couple, famille, vie sociale et même... loisirs !), il est un courant d'opinion baptisé "Slow", qui propose de rééquilibrer rapidité et lenteur dans notre vie, et retrouver ce que les musiciens appellent le "tempo giusto".
    Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos existences plus riches ?
    Il ne faut pas culpabiliser de perdre son temps car "perdre" du temps c'est aussi très important, il est gagné sur la rentabilité et l'efficacité, et est donc propice aux rencontres, à l'aventure, aux imprévus qui changent une vie…
    Bienvenue à la lenteur !


    >> Slow life ou le mouvement "Slow".

    >> L'art de flâner.

    >> Retrouver la lenteur à Paris, rue des Prairies.

     

     

     


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  • A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

     Nouveau tribunal de l’avenue de la Porte-de-Clichy _17ᵉ arrondissement de Paris .

     

    C'est un colosse qui ne passe pas inaperçu dans le ciel parisien. Aux Batignolles, trois boîtes empilées forment une tour de 160 mètres de haut et de 38 étages. Elles abritent le nouveau palais de justice (TGI) de Paris construit par la superstar italienne de l’architecture Renzo Piano qui - à Paris - nous avait déjà étonné avec sa création du musée Pompidou.

    Beaucoup vont trouver ce nouveau TGI aseptisé, déshumanisé et saturé de badges de sécurité. Beaucoup vont regretter le site historique de l’île de la Cité, et en premier lieu, les avocats qui n’ont jamais été très enthousiastes à l’idée de quitter l’île. Alors que le déménagement du palais de Justice était évoqué dès 1995 et confirmé par Jacques Chirac en 2003, ils se sont battus contre deux projets d’implantation à l’Est de Paris. Un accord entre Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy a finalement abouti en 2008 au choix de Clichy-Batignolles, un site qui ne les enthousiasme pas beaucoup plus.
    Mais plus que la localisation, la décision la plus contestable, prise à l’époque, a été de recourir au partenariat public privé (PPP) pour financer cet équipement de 2,3 milliards d’euros. Lauréat du marché, Bouygues a financé ce chantier et se rembourse sur les loyers que lui verse l’Etat.
    En décembre dernier, la Cour des comptes dénonçait déjà "le recours au contrat de partenariat, qui a résulté d’un choix principalement guidé par des considérations budgétaires de court terme" et "a induit des surcoûts de financement avérés". Le loyer de 86 millions d’euros par an "pèsera fortement sur le budget du ministère de la justice jusqu’au terme du contrat", qui court jusqu’en 2044.
    Et, le vrai problème du Tribunal de Paris pourrait bien être celui-là : son coût de fonctionnement. Alors comme dirait le premier personnage de l'état : "Tout ça va coûter un pognon de dingue" !

     

    >> Déjà sur Parisperdu :

     


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