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     Retour rue de la Cloche.
    La rue de la Cloche en cours de démolition_ Paris 20ème _Photo © Aviv Itzhaky

     

    Face à la place Martin Nadaud, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier, sur un petit promontoire, se dressait-là un quartier singulier. Dans les années 80, le secteur était plutôt glauque... mais sa situation sur cette petite éminence, le faisait apparaître comme un ilot émergeant de l'océan parisien. Le coin avait un charme indéfinissable ... du moins pour le promeneur, mais certainement pas pour y vivre!

    Pourtant dans ce petit périmètre, la vie s'organisait autour de trois rues pavées: il y avait-là des maisons, des habitants, des artisans .... La rue de la Cloche était la rue principale, mais l'on trouvait aussi deux autres rues: la rue de la Voulzie, et la rue Westermann. Aujourd'hui ces trois rues ont disparu et toutes les constructions ont été rasées pour faire place nette à un square.

    Car "La Ville" a jugé que cet îlot urbain était devenu inhabitable, au vu de la vétusté du bâti et du fait de l'instabilité du sous-sol. Il est vrai que cet emplacement se trouve juste à la verticale du tunnel de Charonne du chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture. Alors une fois les trois rues condamnées, l'ensemble a finalement été démoli, et le terrain libéré a été laissé en friche pendant des années.

    Bien sûr ce n'était pas l'âge d'or, ici, rue de la Cloche. Les habitations étaient plus que modestes, mais en ces temps de crise du logement, elles auraient pu être réhabilitées et le sous-sol aurait facilement pu être stabilisé par des injections de béton. Mais on a préféré tout raser et créer ce square, le Square du Docteur Grancher.
    Est-ce le bon choix ? Pas certain, car si je ne suis pas contre un nouvel espace vert ... on doit convenir qu'ici on n'en manquait pas, à deux pas du Père-Lachaise: le plus grand espace vert de la Capitale ...


    >> La rue de la Cloche sur parisperdu.

    >> Le Square du Docteur Grancher

     

     


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     Signal éthique …

     

    "Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

     

    Autres billets sur la TGB:

    >> Ici s'arrête le monde …

    >> Le jardin interdit.

     


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  • Le sentiment des rues.

    Le Mondain Hotel, rue de La Chapelle Paris 18ème _Photo© René-Jacques

     

    Dans son dernier ouvrage "Le sentiment des rues", Joël Cornuault se souvient de la vie de quartier, à Paris, au lendemain de la seconde guerre. De la vie qui fut celle de son enfance et de son adolescence, à La Chapelle, dans le 18e arrondissement. Ainsi remonte-t-il, en promeneur rétrospectif, aux sources de sa jeunesse populaire dans la compagnie fraternelle des meilleurs auteurs, comme lui arpenteurs des rues, en nourrissant sa flânerie de souvenirs proches ou lointains, d'images persistantes bien que floues, et d'une toponymie sans âge.

    Ce livre, où rien n'est écrit qui n'ait été personnellement senti et pensé, est donc bien plus qu'une simple continuation du genre de la promenade parisienne. Ces pages, où la tendresse et l'humour font bon ménage, ne permettent jamais au regret de s'insinuer en nous ou à l'aigreur de nous envahir. Elles font de rues sans légende, des rues amies et d'un pauvre faubourg le territoire d'une rêverie ardente.

    A découvrir absolument …


    >> Au col de la Chapelle, Joël Cornuault déjà sur Parisperdu

    >> Le livre est ici …

     


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  • Trois semaines sans voir Paris …

    Non, il ne s'agit pas de la couverture de l'un de ces "Classiques Hachette" qui ont jalonné nos années de collège. Souvenez-vous: Racine, Boileau, la Bruyère … et bien d'autres fleurons de la Littérature française (avec un L majuscule).

    Pourtant si la gravure est "raccord" avec celles de nos fascicules scolaires, c'est que Jean Moreau de Séchelles, le personnage représenté ici, est un contemporain de nos grands écrivains. Contrôleur général des finances de Louis XV, il donna son nom aux îles Seychelles.

    Mais contrairement à lui, qui n'a jamais mis les pieds sur cet archipel de l'océan indien, j'y retourne - une fois encore - pour un "break salutaire".

    Trois semaines sans voir Paris … déconnecté de tout …vous croyez que cela va être long ? … Peut-être.

    Alors je vous dis à bientôt, aux alentours du 24 avril, sur Parisperdu bien sûr ou plutôt … sur Paris retrouvé !

     

    >> "Ne guettez pas le facteur, la carte postale de vacances est ici …"

     

     


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  • Rue Ulysse Trélat.

    C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
    Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

    On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
    Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

    Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


    >> Le cadrage choisi par Juillard.


    >> Juillard, 13 ème Paris

    >> Le cahier bleu / Juillard.


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