• "Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

    "A bout de souffle", séquence :"Descente-des-Champs-Elysées" _photo©-Cauchetier

     

    Dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard, sorti en 1960, Jean-Paul Belmondo interprète une petite frappe traquée par la police et qui se retrouve à Paris où il tente de convaincre Jean Seberg, une amie américaine, de partir avec lui en Italie.
    S'adressant à elle, sur les Champs-Elysées, Belmondo lui dit tout à coup : "Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

    60 ans plus tard, on a peut-être la réponse car pour leur confort ou par féminisme, de plus en plus de femmes décident de se passer de soutien-gorge et adoptent le “no bra”. Et depuis le confinement dû au covid-19, le mot-dièse #nobra fleuri de plus belle sur les réseaux sociaux.


    >> La séquence des Champs-Elysées, dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard.



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  • Paris recherche désespérément ses touristes.

    A Montmartre, parvis du Sacré-Cœur, 75018 Paris _ juillet 2020

    A Paris durant l'été on constate un départ des habitants, c'est l'effet des congés annuels.
    Un mouvement que Charles Aznavour a parfaitement mis en chanson :
    "Chaque rue chaque pierre
    Semblait n'être qu'à nous
    Nous étions seuls sur terre
    A Paris au mois d'août"

    Mais cette année dans la capitale, le vide est encore plus flagrant car les touristes n’arrivent pas, c'est l'effet de la pandémie Covid-19.

    Ainsi à Montmartre le quartier est déserté par les touristes. Les images du parvis du Sacré-Cœur presque vide sont surréalistes car normalement, en été, la place est noire de monde agglutiné les uns aux autres pour admirer l’une des plus belles vues de Paris. 

    Mais aujourd'hui, les Asiatiques ou les Américains sont aux abonnés absents. Sur la place du Tertre, habituellement pleine à craquer, les célèbres portraitistes sont au chômage technique. Et les terrasses sont loin de faire le plein à l’heure du déjeuner.
    Oui, en cet été 2020, Paris recherche désespérément ses touristes.


    >> Léon, gribouilleur place du Tertre.

    >> Paris, guide à l'usage du touriste averti.

     

     

     

     


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  • Barbès sans TATI sera-t-il encore Barbès ?

     4, Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris

    On l'a appris récemment, les magasins Tati de Barbès vont fermer … définitivement.

    A Barbès, Tati était là depuis 1948.Et, pendant 30 ans, entre les années 60 et les années 90, les magasins Tati étaient pleins à craquer, les clients s'y bousculaient à l'intérieur comme à l'extérieur …Les gens s'arrêtaient là, dans la rue, pour fouiller dans de grands bacs où étaient disposés des vêtements en vrac

    C'étaient des magasins populaires qui pratiquaient des bas prix. Un vrai succès commercial. Et, la marque au logo en "imprimé Vichy" reflétait bien son identité : Tati, c'est Barbès.
    Aussi, à Barbès, c'est donc un symbole du Paris populaire qui va disparaître.

    Pour certains, la fermeture de Tati signe l'arrêt de mort du Barbès populaire, un quartier déjà en pleine mutation. 

     

     

    >> Barbès sur Parisperdu:

     

    ° Monsieur Barbès et Madame de Rochechouart.

    °
    Paris-Dakar.

    °
    La Goutte d'or, Babel parisienne.

    °
    Les nouveaux marchés de la misère.

     

     

     

     

     

     


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  • Cernée par les tours …

     Masséna, vieille gare de la Petite Ceinture, Paris 13ème

     

    Aujourd'hui, la vieille gare Masséna de la Petite Ceinture de Paris est en bien mauvais état. Avec ses fenêtres condamnées, elle jure à côté des nouveaux immeubles réalisés dans l'immense quartier de Paris-Rive-Gauche. C'est un peu le pendant du bâtiment des Frigos qui lui aussi, pas très loin d'ici, fait tâche dans le quartier rénové et rajeuni de Tolbiac.
    L'opération "Réinventer Paris", initiée par la Ville de Paris en 2016, devait donner à la gare Massena un coup de jeune radical en lui accolant la tour de Babel de l'alimentation, tout habillée de bois, avec des balcons où l'on cultiverait des légumes bio. Une proposition très dans l'air du temps, imaginée par le cabinet d'Architectes DGT. Dans ce projet, la gare Massena dûment ravalée servira d'annexe et surtout de caution historique à une aventure emprunte d'une modernité quelque peu hasardeuse. Les travaux devaient "voir le jour en 2019" mais au moment où j'écris ces lignes, ils n'ont toujours pas commencé.

    Par contre, tout autour de la gare Massena, les promoteurs ne trainent pas car, eux aussi, "réinventent Paris" … Voyez donc, les tours Duo de Jean Nouvel et Vinci, 180 mètres de haut pour la Duo n°1, sont en voie d'achèvement et seront livrée en 2021.

    Avec ces nouvelles tours, l’ambition affichée par la Mairie de Paris est de "casser la fracture totalement artificielle créée par le périphérique entre Paris et les autres communes". (sic)

    Pour autant, il semble nécessaire de s’interroger sur la multiplication de projets de grande hauteur dans cette zone, alors que le paysage parisien est fortement déterminé par le standard haussmannien : une hauteur comprise entre 18 et 24 mètres. En effet, à vouloir "casser la fracture" par des tours, ne risque-t-on pas de construire une nouvelle muraille séparant un Paris historique et bas, d'un Grand Paris haut et moderne ?


    >> Réinventer Paris, qu'elle disait ...

    >>
    Du côté de Massena et de la rue Watt.  

    >> La passerelle du Samouraï.

    >> Déjà en 2008, j'écrivais sur Massena : "Mieux avant ou ... mieux après"

     

     

     

     


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  • Au bout du tunnel …

     Passage Forceval, Paris 19ème

     

    Sous le boulevard périphérique, c'est un passage qui relie Paris à Pantin et vice versa … C'est le passage de Forceval, on y circule à pied ou à vélo et on évite ainsi la redoutable porte de la Villette constamment encombrée par le trafic et submergée de décibels.

    Pourtant, on ne peut pas dire que ce tunnel - de quelque 60 mètres de long et de 12 mètres de large - soit très accueillant. La lumière du jour y pénètre à peine, partout de nombreux détritus jonchent le sol et je ne vous parle pas de l'odeur …

    Mais la vocation de ce passage est menacée par un projet de la Ville de Paris, propriétaire du site. Des camions sont désormais autorisés à venir y stationner au prétexte de réduire les déplacements des poids lourds au cœur de la capitale, et de permettre ainsi de limiter la pollution parisienne.
    Alors désormais, dans le passage Forceval, des marchandises sont déposées par des camions, puis stockées dans le tunnel, avant d'être livrées intra-muros par des véhicules électriques. Comme ce schéma logistique concerne uniquement Paris, l'autre bout du tunnel côté Pantin devra être fermé. Les piétons et les cyclistes seront priés de faire le détour par le capharnaüm de la Porte de Pantin.

    Mais c'était sans compter sur les associations locales qui ont fini par obtenir qu'un passage de 6 m de large — éclairée cette fois-ci — soit conservé pour permettre aux piétons et aux cyclistes de circuler.

    A l'heure du Grand-Paris, où il convient d'ouvrir en grand la frontière Paris-Banlieue, et de permettre la libre circulation de ses habitants, le petit passage Forceval fait figure de pionnier.


    >> Zone Villette, vidéo.

    >> Le tunnel vu de côté Pantin.



     


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