• Le voyage aurait-il déjà commencé ...

    Figures du Japon, à l'Espace Densan, Maison Wa_Paris 1er.

     

    A quelques jours de mon départ pour le Japon (Parisperdu va donc fermer ses portes pour une quinzaine de jours), il m'a semblé pertinent de faire un tour à l'Espace Densan, à l’intérieur de la Maison Wa, où se tient, jusqu'à fin octobre une exposition dédiée à la culture japonaise

    Dès l'entrée, on est tout de suite frappé par le calme, la quiétude du lieu et l'harmonie qui se dégage de cet espace dépouillé, épuré. On est alors illico transporté au pays du soleil levant ...

    L'exposition est dédiée aux objets d’artisanat qui, dans la culture japonaise, portent bonheur. Car au Japon, il existe de nombreux porte-bonheur ou "engimono", terme constitué de deux idéogrammes : engi ("présage") et mono ("objet").
    Les Japonais considèrent que les bons présages leur portent chance et les aident à réaliser leurs souhaits.
    Alors depuis des siècles, ils confient leurs désirs aux "engimono", surtout à de moments spéciaux de la vie, par exemple pour un mariage, le jour d’un examen … où pour un voyage dont vous attendez beaucoup !

    A la sortie, près de la porte, un écriteau dit :  いてえらすはい Itterasuhai, c'est-à-dire "prenez soin de vous", alors pas de doute, mon voyage a déjà commencé … et sous les meilleurs hospices.

    >> L'EXPO Figures du Japon, du 2 au 30 octobre 2019 au 8 Rue Villedo, 75001 Paris (Espace Densan, Maison Wa)

     


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  • Le Paris de Léon Claude Vénézia.

     Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

     

    Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

    Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

    Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

    Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

    Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
    C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


    >> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.

    >> Le Paris de Léon Claude Vénézia.

    >> Léon Claude Vénézia : "Passé simple : Photographies parisiennes 1960/ 1980".


     

     


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  • Photo: Source : CKUT

     

    Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
    Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

    Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
    En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
    Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


    >> La gentrification sur Parisperdu.


     


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  • Château Rouge : le marché à l'africaine.

    Boutiques d'alimentation africaine : Rue Dejean, Rue de Panama, Rue Doudeauville Paris 18ème arrondissement_ Photos © : Boui-boui


    C'est une balade ensoleillée à laquelle je vous convie dans le quartier de Château-Rouge, un périmètre délimité par le boulevard Barbès, les rues Doudeauville, Léon et Myrha.

    C'est un "quartier chaud" au sens où on l'entend généralement, mais cela ne doit pas vous arrêter, nous ne sommes tout de même pas dans une "No go zone".

    Et très vite vous vous trouvez immergé dans un environnement digne des marchés à l'africaine, un peu comme si vous étiez au marché Tilène à Dakar ou au Grand Marché de Bamako au Mali.

    Il est bien connu que la visite des marchés est sans doute le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance d’une ville … même si cette ville est Paris !

    C’est donc là, dans ce secteur du 18ème arrondissement, que vous trouverez le plus grand nombre d’épiceries vendant la quasi-totalité des produits alimentaires du continent africain.

    Si vous êtes en quête de bananes plantain, de patates douces, de gombos, de manioc, de piment, de fruits tropicaux et d’épices, vous trouverez tout cela et bien d'autres produits encore moins courants,  dans la Rue Dejean où le marché est considéré comme le "Rungis des produits africains".

    Pour le poisson, qu'il soit frais, congelé, fumé, salé ou séché … c'est dans les rues des Poissonniers (bien sûr !) qu'il vous faudra aller. Et pour les bouchers, c'est rue Poulet (évidemment !).

    Tous vos sens seront vivement sollicités : la couleur des fruits exotiques, les odeurs des épices, les bruits de la rue avec le mélange des paroles en Wolof, en Lingala et dans une moindre mesure … en français.

    Si tout cela vous a aiguisé l'appétit, pas de problème vous avez tout sur place avec une pléthore de restaurants proposant des plats plus dépaysant les uns que les autres.

    Vous pourrez déguster les délicieux mafé, thieboudieun, tchou ou autres allocos accompagnés d'un jus de bouye par exemple. Vous ne visualisez pas du tout ces plats, peu importe il suffit de vous installer dans l'un des nombreux restaurants de ce quartier et vous vous retrouvez vite dans un environnement quasi familial et très chaleureux où les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation … et toujours avec les grands sourires propres à la gente africaine. Bienvenue à Château Rouge, "Welcome in Africa" !

     

    >> En savoir plus avec Boui-Boui ...

    >> Déjà sur Parisperdu / Château Rouge.

     


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  • Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

    "Rue de la Cloche, Ménilmontant, Paris, 1948" ©Willy Ronis.

     

    C'est Willy Ronis qui parle :

    "Il n'y a pas d'années où je ne passe pas au moins 6 ou 8 fois dans ce quartier de Belleville Ménilmontant, parce que j'y suis resté très attaché. Je n'y suis venu, pour la première fois, que vraiment très tard : fin 47, donc j'avais 37 ans, et c'est un ami peintre qui habitant rue de Ménilmontant qui m'a dit : " Mais viens voir mon quartier, tu verras c'est formidable".
    Il y avait certainement des rapports beaucoup plus faciles entre les gens, beaucoup de petites rues étroites qui faisaient que les gens se connaissaient tous et descendaient aux beaux jours avec leurs chaises sur le trottoir, pour faire des veillées sur le trottoir et les gosses pouvaient jouer là, sans crainte aucune.
    Non c'était vraiment … c'était une période extraordinaire".

    Voilà donc un fil de l'histoire et c'est en tirant d'autres fils que l'on tisse la toile de la mémoire …


    >> Willy Ronis raconte comment il a découvert Belleville.

    >> Le Paris de Willy Ronis.

    >> Belleville-Ménilmontant de Willy Ronis.

    >> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994

    >> Parisperdu et Willy Ronis

     

     

     


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