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    Les Champs Elysées, Paris_ Février 2018

     

    Le "bo" quoi ?  Le bokeh (à prononcer "bokè") est un mot d'origine japonaise, qui se traduit en français par "flou". C'est aussi le terme utilisé en photographie, non pas pour décrire une image ratée, mais au contraire pour désigner la qualité "artistique" de la partie de la photo où la mise au point n'a pas été effectuée.

    Il s'agit donc d'un flou d'arrière-plan, obtenu avec un téléobjectif lumineux et une ouverture maximale afin d'avoir une très petite profondeur de champ.

    Pour savoir si vous avez réussi votre bokeh, il suffit alors de regarder si votre sujet est bien net et votre fond bien flou.

    Alors que pensez-vous de ce bokeh que j'ai dernièrement capturé dans la descente des "Champs" … ?

     

    >> Le bokeh pour les débutants, sur nikon.fr

     


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     M. Barbès et Mme de Rochechouart.

    Station de métro Barbès-Rochechouart Paris 18ème (18 décembre 2014_ 18h20)

     

    Tout comme Monsieur Lefèbvre et Mademoiselle Utile ont donné leurs initiales aux petits beurres "LU", M. Barbès et Mme de Rochechouart ont donné leurs noms à la station du métro parisien "Barbès-Rochechouart".

    Mais au fait qui sont-ils ?
    Armand Barbès fut un opposant à la monarchie de Juillet. Républicain et révolutionnaire, il fut, avec l'anarchisme Auguste Blanqui, le chef de file de l'insurrection de mai 1839 qui avait pour projet de renverser le roi Louis-Philippe. Mais cette attaque sera un cuisant échec. Elle aura non seulement pour résultat, de signer la fin d'une amitié entre Blanqui et Barbès mais aussi celle de faire arrêter ce dernier et de le condamner à mort. Pourtant grâce à une intervention de l'illustre chef de file des Romantiques, Victor Hugo, Barbès sera finalement gracié.
    En 1848, il tente -en vain- de créer une nouvelle République en profitant d'une insurrection à l'Hôtel de ville de Paris. Cette dernière déconvenue lui laisse un goût si amer que Barbès décide de plier bagages pour les Pays-Bas et de ne plus jamais revenir en France. Il meurt là-bas en 1870.

    Et qu'en est-il de "Rochechouart" ?
    Née Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, cette religieuse fut - à la jonction du XVIIe et XVIIIe siècle - l'une des abbesses de Montmartre. Elle dirige même la célèbre abbaye de 1718 à 1727.

    "Rochechouart" fait partie des rares stations du métro parisien à porter le nom d'une femme. Et, reconnaissez que, le nom d'un anarchiste, Armand Barbès, accolé à celui d'une abbesse, répondant au merveilleux nom de Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, c'est tout de même savoureux.

     

    >> A Barbès, les nouveaux marchés de la misère.
     

    >> Le Louxor, renaissance à Barbès.

     

     

     


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  • Les Inconnus du Groupe des XV.

    Café à l'angle rue de la Grange aux Belles et quai de Jemmapes, Paris (Xème arr.) 1396,
    ©Photo : Pierre Jahan, in "Paris la nuit".

     

    Le Groupe des XV est créé à Paris en 1946 par 15 photographes. Outre André Garban, le fondateur du Groupe, les 14 autres membres sont alors : Marcel Bovis, Yvonne Chevallier, Jean Dieuzaide, Robert Doisneau, Edith Gérin, René-Jacques, Pierre Jahan, Henri Lacheroy, Lucien Lorelle, Daniel Masclet, Philippe Pottier, Willy Ronis, Jean Séeberger et René Servant.

    Pendant plus de 10 ans, jusqu'à 1957, date à laquelle le Groupe va cesser ses activités, certains membres vont quitter le Groupe alors que d'autres photographes vont le rejoindre.

    Dans les années 50-52, parmi les nouveaux entrants, beaucoup sont des photographes humanistes dont nous avons déjà longuement parlé dans Parisperdu. Ainsi, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab feront partie, pour des périodes plus ou moins longues, du Groupe des XV.

    Mais certains membres, surtout parmi ceux qui ont fait partie du groupe dès sa fondation, restent encore aujourd'hui peu connus, on peut ainsi citer par exemple: Lucien Lorelle , Daniel Masclet, Philippe Pottier, Jean Séeberger, René Servant, Louis Victor Emmanuel Sougez, François Tuefferd, Pierre Jahan ou Yvonne Chevallier.
    Et même les deux co-fondateur du Groupe : André Garban et Henri Lacheroy sont encore aujourd'hui restés dans l'ombre.
    Tous ceux-là forment ce que l'on appellera : "Les Inconnus du Groupe des XV".

     

     

    >> Le Groupe des XV sur Parisperdu.

     

     


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  • Le Groupe des XV.

    Le Groupe des XV, Photo :  Jean-Marie Audron _ ©Jean-Pierre Audron

    De gauche à droite et de bas en haut : photographe debout (de dos) non identifié, Robert Doisneau (couché), Lucien Lorelle, Willy Ronis, Pierre Jehan, Marcel Bovis (au premier rang) ; Pierre Auradon, Marcel Amson, photographe non identifié portant un chapeau, Emmanuel Sougez, Séeberger, André Gaban (debout au second rang) ; Mme Séeberger prend la photo.

     

    Le groupe des XV est fondé à Paris en 1946 par 15 photographes, d'où son nom …
    Il a deux objectifs principaux : faire reconnaître la photographie comme moyen d'expression artistique à part entière et œuvrer à la sauvegarde du patrimoine photographique français.

    Pour faire connaitre le Groupe, André Garban, son fondateur, organise chaque année, une exposition collective, souvent dans une galerie parisienne. Et c'est dans son studio de portraits, situé rue Bourdaloue, près de l'église Notre-Dame-de-Lorette, que se tiennent les réunions du Groupe. André Garban organise aussi, dès 1946 le Salon national de la photographie, dans la galerie Mansart de la Bibliothèque nationale.

    Outre André Garban, ses membres historiques sont : Marcel Bovis, Yvonne Chevallier, Jean Dieuzaide, Robert Doisneau, Edith Gérin, René-Jacques, Pierre Jahan, Henri Lacheroy, Lucien Lorelle, Daniel Masclet, Philippe Pottier, Willy Ronis, Jean Séeberger et René Servant.

    Autour des années 50 – 52 d'autres photographes viendront rejoindre ce Groupe, comme par exemple : Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...

    Tous défendent les qualités formelles, la maîtrise technique et les valeurs du métier, excluant le pictorialisme et la photographie subjective sans pour autant rejeter les idées neuves, l'originalité, les angles nouveaux. Ils ne dédaignent ni le surréalisme - cher à Pierre Jahan - ni les apports de la nouvelle objectivité.

    Ces photographes, tous professionnels, tirent leurs revenus de commandes publiques et privées. Ils collaborent avec la presse (Plaisir de France, Réalité...) et l'édition.

    Ce groupe, dissous en 1957, n'est en rien dogmatique et cherche principalement à défendre la photographie française face à l'hégémonie américaine de l'époque. Les photographies faites par ces membres ont souvent le même point commun : la représentation de scènes de rue témoignant de la vie quotidienne et traditionnelle des Français. C'est à ce titre que l'on peut rapprocher le Groupe des XV de la photographie humaniste.

     

    >> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

     

     

     

     


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    La photographie est un défi à la disparition.

          Arrière cours, rue de Belleville (1997)

     

    Dans les années 70, François-Xavier Bouchart est l'un des seuls photographes, avec Henri Guérard, à quadriller systématiquement Belleville pour prendre des clichés de l'ensemble du quartier, et y compris de certaines rues et passages aujourd'hui disparus : le passage des Faucheux, le passage Kuzner, la rue Vincent …

    Ces photographes nous montrent essentiellement des façades d'habitations défraîchies, des arrières cours lépreuses, d'anciens commerces, mais aussi les enfants de ces quartiers, les terrains vagues après des destructions d'immeubles ...
    Leur travail propose un regard personnel sur ce quartier populaire si bien mis en images par Willy Ronis, dans les années 50, alors que Belleville et Ménilmontant étaient encore intacts.

    Bouchart et Guérard ont voulu photographier ces mêmes lieux durant leur phase de mutations urbaine, économique et sociale. Ils voulaient aussi poursuivre l'inventaire que menait, également à cette époque, Georges Perec pour son documentaire "En remontant la rue Vilin", et fixer dans le bromure d'argent, les restes de ce Paris populaire qui était en train de disparaître.

    Aujourd'hui la rue Vilin, même au trois-quarts raccourcie et avec un tracé modifié, a tout de même conservé son nom ; aller au-delà aurait été une insulte à la mémoire et à l'œuvre de George Perec.

    Heureusement la photographie est un défi à la disparition car tous ces photographes qui ont arpenté Belleville, Ménilmontant et Charonne, ces hauts quartiers de l'Est, nous donnent à voir un "conservatoire du Paris populaire".

     

     

    >> Photographe d'urgence à Belleville

    >> Le Belleville des années 70 vu par François-Xavier Bouchart

    >> Henri Guérard, photographe : la rencontre manquée.

    >> Voir aussi : Le regard sur la ville.

    >> La rue Vilin, planche-contact par Pierre Getzler©, juin 1970

     

     

     


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