• Cité de la Mairie.

    La Cité de la Mairie, est une petite impasse d'à peine 25 mètres de long. Elle a l'air insignifiante mais elle nous en apprend beaucoup sur l'histoire de Montmartre et du 18ème arrondissement.

    Son nom vient en effet du voisinage avec l'ancienne mairie de Montmartre. Celle-ci se situait à l’angle de la rue et de la Place des Abbesses. Le jeune Georges Clémenceau y siégera en 1870, ainsi que Jean Baptiste Clément, l'auteur du "Temps des Cerises".

    Mais à compter de 1860, les Communes de Montmartre et de La Chapelle sont intégrées au tout nouveau 18ème arrondissement. Le petit bâtiment municipal de la Place des Abbesses devient alors très vite trop étroit pour faire face à l’augmentation de population.
    Aussi, en 1892 la Mairie du 18ème est transférée Place Jules Joffrin. Toutefois, ce nouvel édifice ne sera achevé qu’en 1905. Aussi ce n'est qu'à cette date que l’ancien bâtiment, voisin de la Cité de la Mairie sera démoli.
    À son emplacement se tient aujourd’hui le Square Jehan Rictus, avec son célèbre "Mur des Je t'aime".


    >> Le mur des "je t'aime".

    >> Ancienne Mairie du XVIII-ème arrondissement, Place des Abbesses.

     

     


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    C'est l'ère de la nouvelle économie.

    Passage Pouchet, à l'angle du 81 rue Pouchet_Paris 17ème (1997)

     

    Nous sommes du côté de la Porte Pouchet et là aussi, les commerces de bouche ont pratiquement tous disparu. La rue est désormais acquise aux magasins de téléphones portables, de cartouches d'encre pour les imprimantes et de cigarettes électroniques …. Un peu plus loin, Clignancourt déroule son coulis de minables qui vendent téléphones et Marlboro d'occasion …

    De même plus aucune trace d'artisans, d'horlogers, de papetiers ou même de fleuristes … leur disparition a entrainé un appauvrissement de l'ambiance des rues, jusqu'à imposer à ces dernières la misère des distributeurs de billets de banque, des bureaux d'assurances et d'agences immobilière, qui s'adjugent désormais l'espace commun sous l'œil froid des caméras de surveillance.

    C'est parait-il l'ère de la nouvelle économie, celle de la croyance dans le progrès qui implique que l'humain ira vers un monde toujours meilleur … sauf que certains ne suivront pas et seront abandonnés en chemin …

     

    >> La disparition des petits commerces.

    >> On ferme …

     


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  • L'étrange square de Jessaint.
    Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
    Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

     

    C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
    Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

    De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

     

    >> Le square de Jessaint sera transformé.

    >> Autre square parisien sous la neige.

     

     


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    Le bougnat de la rue Vieuville.

    5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

     

    La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

    Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

    La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

    Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
    Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

     

     

    >> Les Etablissements L. MARELLI et FILS, site officiel.

     


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  • Un voyage de Rose.

     

    Rose Zehner, Usine Citroën, Paris, mars 1938 _ Photo : © Willy Ronis    

     

    En 1938, aux usines Citroën en grève, quai de Javel, Willy Ronis capte ce cliché d'une ouvrière haranguant ses camarades.

    Quarante ans plus tard, en 1978, Rose Zehner se reconnaît sur la photo, enfin publiée après un long oubli. Elle entre en contact et entreprend une relation épistolaire et téléphonique avec Ronis.

    En 1982, le cinéaste, Patrick Barberis rencontre Willy RONIS et lui demande s’il peut faire un reportage sur lui. Au cours de leur entrevue, Willy RONIS lui raconte ses retrouvailles avec Rose, qui, à cet instant précis, téléphone. Transporté par cette histoire, le cinéaste décide d’en faire un film.

    C’est ainsi qu’en 1982, quarante-quatre ans après cette photo, sera organisée et filmée la rencontre entre Willy RONIS et Rose Zehner, dans l’ancien bistrot que Rose a tenu après son licenciement de chez Citroën, et qui s’appelait autrefois "Où va-t-on ? Chez Lulu et Rosette", et devenu alors "Le Petit manoir", rue Saint-Charles (15e), non loin de l’usine Citroën Javel.
    Patrick Barberis en tirera le film émouvant "Un voyage de Rose", où la vieille dame – qui n’a rien perdu de sa verve ni de son humour – déroule son histoire et ses luttes.

    Mais pour ce film, impossible de tourner dans l'usine de Javel, elle a été rasée entre 1976 et 1984, pour laisser place à un vaste programme immobilier et à la création d’un parc de 13 hectares.

    Le réalisateur en est donc réduit à utiliser des images extraites de journaux télévisés tournées chez Citroën à Aulnay-sous-bois (93) opportunément également en grève, en cette année 1982.

    Quelques trente ans plus tard, l'usine d'Aulnay connaitra le même sort que celle de Javel, en mai 2015 les ateliers de montage sont entièrement démolis.

    Mais c'est une autre histoire que ne connaitra pas Rose. Elle nous avait déjà quittés en 1988…

     

    >> Voir le film " Un voyage de Rose", un Long métrage avec Willy Ronis, Guy Le Querrec, sous la direction de Patrick Barbéris (1982)

     

    >> Rose Zehner est sur Wikipédia !

    >> Ronis avait-il en mémoire cette autre image ... ? 

    >> Parisperdu et Willy Ronis

     


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