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    Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

    38, rue Saint-Maur _ Paris 11ème


    Depuis avril de cette année, l'ancienne fonderie Plichon a été transformée en un espace de 3 300 m2, dédié à la projection d'œuvres d'art, c'est l'Atelier des Lumières.

    Revenons un peu sur l'histoire de ce lieu : en 1835 par les frères Plichon créent, au 38 de la rue Saint-Maur, la fonderie du Chemin-Vert. Pendant une centaine d’années, 4 générations de Plichon vont se succéder dans la fonderie.
    Mais la crise internationale de 1929 précipite la fin de l’affaire, et en 1935, la société est dissoute et le terrain et les immeubles sont vendus à la famille Martin, les actuels propriétaires. 

    Pendant 65 ans, l'ancienne fonderie abrite une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de machines-outils. Mais en 2000 l’entreprise déménage  dans la Seine et  Marne et le rideau se
    ferme définitivement sur les activités industrielles du 38 rue Saint-Maur.

    En 2013, Bruno Monnier, Président de Culturespaces, découvre l’ancienne fonderie inoccupée. Après avoir développé les "Carrières de Lumières" aux Baux-de-Provence, il a l’idée de créer à Paris un centre d’art numérique. La famille Martin, séduite par ce projet, accepte de lui louer la grande halle et ses annexes.
    Quatre ans plus tard, après d’importants travaux, l’Atelier des Lumières ouvre ses portes au public avec la grande exposition d'inauguration : "Gustav Klimt"
    L'expo "Klimt" une féerie numérique, véritable expérience en immersion totale, fermera ses portes le 6 janvier 2019 …


    >> L'Atelier des Lumières.

    >> L'expo "Klimt" véritable féerie numérique en immersion totale.

    >> En 2000 l’entreprise Martin déménage et le rideau est définitivement fermé.

     

     


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (9/13) : L'Aérosol.

    L'Aérosol 54, rue de l'Évangile (Paris 18ème).

     

    Au 54 rue de l’Évangile, dans le 18ème, c'est dans d'anciens locaux de la SNCF que s'est installé, pour seulement 6 mois, L'Aérosol. On devine qu'avec un tel nom le lieu a quelque chose à voir avec le "street art". En effet l'adresse est désormais devenue l'un des spots majeurs de l’art urbain dans la capitale.
    L'Aérosol possède en tout premier lieu, un musée de l'art urbain avec plus de 200 œuvres présentées. Et, sur des murs d'expression libre, les graffeurs mais aussi tous les visiteurs peuvent "bomber" à loisir car les bombes de peinture sont vendues sur place (3,40€ le contenant de 400 ml). Vous trouverez aussi à L'Aérosol un espace bar-petite restauration et une piste de roller et de skate.

    Mais, on l'a compris, il s'agit d'une occupation temporaire dans l'attente de la transformation de ce quartier situé entre la Chapelle et Rosa Parks. Aussi très prochainement les graffeurs devront ranger leurs bombes car l'Aérosol fermera définitivement ces portes dès le 21 Octobre 2018.

    Alors courrez vite rue de l'Évangile avant la fin de ce mois, vous ne serez pas déçu …


    >> L'Aérosol, Site officiel.

    >> Graff en cours, à l'Aérosol.

    >> La rue de l'Évangile déjà sur Parisperdu : 12 billets !

    >> Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

     

     


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  • Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

    La Gare, 1, avenue Corentin-Cariou. Paris 19ème

     

    C'est une ancienne gare de la Petite-Ceinture et plus exactement sa station abandonnée du Pont de Flandre, en plein 19e arrondissement. Fermée aux voyageurs depuis 1934, la station est devenue, depuis septembre 2017, un bar-club musical très en vogue.

    Le patron de "La Gare", c’est Julien de Casabianca, un plasticien qui parcourt le monde pour coller sur des bâtiments, des personnages monumentaux, "photoshopées" à partir de toiles de musées. Mais Julien est aussi un "fana" de jazz et fut d’ailleurs à l’origine de "La Fontaine", rue de la Grange-aux-Belles, un bistrot musical emblématique des années 2000.

    Le bâtiment de la station du Pont de Flandre est resté dans son jus : murs décrépis, carrelage à damier rouge et blanc et ce, même après les huit mois de travaux réalisés dans la salle.
    Celle-ci peut désormais accueillir 300 personnes.

    L'endroit est accessible à tout le monde, le droit d'entrée est en participation libre et les consommations sont à prix légers.  C'est donc un héritage dans la continuité exacte du lieu, car comme le dit l'expression populaire : "on y entre comme dans une gare ! " … c'est à dire sans payer.

     

    >> Page Facebook La GareJazz. 

    >> La Gare vue du quai.

    >> Sentier de la Station, ça c'était avant …

    >> Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !
     

     

     


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  • DOC! 26, rue du Docteur-Potain (Paris 19e).  

     

    C'est un ancien lycée technique de 3000 m2, situé sur les hauteurs de Belleville, à deux pas de la place des Fêtes. Depuis 2015 il est occupé par les membres du collectif DOC!.
    Le bâtiment a été transformé en laboratoire artistique pour une soixantaine de personnes qui disposent ici de 28 ateliers d'artistes et de 5 pôles techniques partagés.
    Dans ce coin, un peu paumé du 19ème, on peut, tout au long de l'année, y voir des expositions, assister à des projections, des concerts, des représentations de théâtre ou faire des rencontres.
    DOC! participe donc, à sa manière, à la vie et à la dynamique de ce secteur du 19ème arrondissement, un quartier excentré qui avait bien besoin d'animation.

     

    >> DOC ! le site officiel.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (6/13) :La Gare XP.

     

     


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  • Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

    Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010 ©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

     

    A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

    Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

    Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

    Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
    Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
    Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
    A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


    >> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.

    >> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

    >> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

     

     

     


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