•  Jean Mounicq :  un regard méticuleux sur Paris.

     Rue des Tennis Paris 18ème_ Photo: ©Jean-Mounicq_1980



    Jean Mounicq commence timidement sa carrière de photographe en 1954. Puis, en 1958, il rencontre Henri Cartier-Bresson, rejoint l'agence Magnum et parcourt alors l’Europe avec son appareil.
    De 1961 à 1974, il collabore avec le magazine "Elle" pour lequel il va réaliser une série de portraits des artistes marquants des années 60 et 70.

    Mais à partir de 1975, il cesse ses collaborations avec la presse et commence un travail personnel "au long cours" sur les villes européennes, principalement Venise, puis Rome et surtout Paris qui donnera le fantastique ouvrage "Paris Retraversé", publié en 1992 et qui lui vaudra le prix Nadar.

    Dans "Paris retraversé", Mounicq va faire, quartier par quartier, rue par rue, un inventaire photographique systématique, méticuleux et quasiment surréaliste des cours, des ruelles, des portes, des inscriptions, … bref en un mot de tout l'insolite qui est l'essence même de cette ville.

    Trois ans plus tard, en 1995, il réédite cet exploit avec  "Paris ouvert", une œuvre symétrique de "Paris retraversé", car "Paris ouvert" s'intéresse aux grands espaces de la capitale : les Tuileries, les Invalides, La Défense, Bercy, La Villette mais aussi aux quais et aux jardins de la Capitale, avec toujours l'obsession de capter l'étrangeté du détail ou de choisir l'angle qui rend intense la beauté de l'ensemble.

    Une grande partie de son travail sur Paris est conservé au musée Carnavalet. Et, en février 2020, il fait don à l’Etat de l’ensemble de son fonds photographique : 130 000 négatifs avec les planches-contactes afférentes, 2450 tirages, 6500 diapositives, ainsi que ses archives renseignant sa carrière et ses projets.
    La donation Jean Mounicq rejoint donc à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine (MAP) les fonds "auteurs photographiques", aux côtés d’André Kertész, de Jacques-Henri Lartigue ou de Willy Ronis ... Mounicq y est désormais en bien belle compagnie !

     

    >> Jean Mounicq, 50 ans de Photographies.

     

     


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  • Que trouve-t-on au fond du canal Saint-Martin ?

    Quai de Valmy _ Canal saint-Martin Paris 10ème (Janvier 2016)

     

    Vider le canal Saint-Martin, le curer et récupérer les objets jetés au fond : c'est l'opération de chômage. Cette opération a lieu tous les 14 ans en moyenne. Alors à sec,  le canal s'offre un grand nettoyage et l'on peut procéder à de grosses réparations qui ne peuvent pas être exécutées quand il est en eau. Les derniers travaux de chômage ont été effectués en janvier 2016, ils avaient alors duré 3 mois.

    Et qu'a-t-on trouvé au fond ?

    Des vélos, des caddies, des trottinettes, des poussettes, des ordinateurs, des sommiers, des machines à laver…, mais surtout un amoncellement de détritus et une quantité astronomique de bouteilles en verre jetées là par les amateurs de pique-niques au bord du canal …

    Rendez-vous vers 2030 pour d'autres découvertes …


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  • Avant / Après

    rue Bellièvre _Paris 13ème: Le Bar de la Poste (1996) et au même emplacement :  l'immeuble actuel.



    Dans ce quartier, de petits immeubles ont longtemps accueilli bistrots et bars traditionnels. Tout cela a été rasé pour faire place nette à la ZAC Paris Rive Gauche et permettre l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

    Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que fast-food, lounge-bar, bar à Cocktails, after work, happy hours et tapas …

    Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

    Ces établissements "ultimate fashionable" connaissent un "turn-over" important pour toujours faire croire que le client est bien dans le dernier lieu où il faut être, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
    Le réveil va être difficile !


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  • Y'a quelqu'un ... ?

    Métro Pont de Sèvres (avril 2020)

     

    Confinement ... suite. Restez chez vous !

     

     


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  • Et s'il n'en reste qu'un ….

    Le Moulin de la Galette vu du 106 Rue Lepic, Paris 18ème

     

    Des 14 moulins qui existaient sur la butte Montmartre jusqu’au 19ème siècle, le Moulin de la Galette est le seul qui reste et il serait encore en état de marche, même s'il ne produit plus de farine depuis1834.

    Visible à l'angle de la rue Lepic et de la rue Girardon, il fut jadis une célèbre guinguette immortalisée par de nombreux peintres qui fréquentaient Montmartre : Renoir, Picasso, Toulouse Lautrec, Van Gogh…

    Aujourd'hui, il se trouve à l'intérieur d'une résidence privée et n'est donc plus accessible au public. Dans l'enceinte de cette résidence qui comprend la partie sud de l'impasse des Deux-Frères, se trouve également la mire du Nord, appelée aussi obélisque ou pyramide de Cassini, un monument servant de point de repère pour le tracé de la « méridienne » à partir de l'Observatoire de Paris.
    Une inscription sur le socle du monument de Cassini précise :
    "L'an MDCCXXXVI cet obélisque a été élevé par ordre du Roy pour servir d'alignement à la méridienne de Paris du côté nord. Son axe est à 2 931 toises 2 pieds de la face méridionale de l'Observatoire."
     Dans le système de triangulation autour de Paris, outre la mire du Nord, les autres références étaient la tour de Montlhéry au sud, le clocher de Brie-Comte-Robert au sud-est, la tour de Montjoie et le clocher de Saint-Martin-du-Tertre au nord.
    Vous voyez que le Moulin de la Galette n'est pas près de perdre le Nord … !


    >> Le moulin de la Galette vers 1910 © Albert Harlingue/Roger-Viollet.

    >> La mire du Nord.


     

     


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