• Ce monde a disparu, il ne reste que des images et des sensations dont je doute parfois, qu'elles aient eu, un jour, une réalité.

    Villa des Lyanes : il y avait là des cours cachées, des petits ateliers d'artisans : des serruriers, des ferronniers et bien d'autres métiers encore dont aujourd'hui l'économie mondialisée n'a - ici - que faire.
    L'on pouvait tranquillement parcourir cette  rue où les voitures étaient rares ; son calme, en plein Paris, vous sautait au visage ... 

    Bien sûr les maisons étaient plus que modestes, les murs plutôt lépreux  ... mais le quartier dégageait une grande richesse pour celui qui s'aventurait jusqu'ici ....


    >> Ce qu'est devenue aujourd'hui la Villa des Lyanes ...   

     

     


    2 commentaires

  • Le vingtième arrondissement de Paris possède, plus que d'autres, des lieux privilégiés où le regard peut encore capter ces images poétiques qui échappent à notre époque de pubs et de bagnoles.

    Belleville et Ménilmontant nous montrent des "signes intérieurs de richesses" inconnus ailleurs dans Paris.

    Malheureusement, ce qu'on appelle : "urbanisme" , (philosophie dont l'exécutant est le Promoteur), ne connaît pas de pire ennemi que l'inconnu et, faute de pouvoir le comprendre, il le détruit, afin de le remplacer par du trop-connu qui n'encourage plus que l'indifférence.

    Je dédie ces quelques lignes au souvenir de ce que fut cette partie modeste et mystérieuse de la rue des Cascades.



    >> Casque d'Or, le film de Jacques Becker tourné en décors naturels au 44, rue des Cascades. 

    >> La rue des Cascades dans l'univers musical de Yann Tiersen 

     

     

     

     


    5 commentaires
  • A l'âge de 19 ans, Minh-Tam Kaplan commence le jonglage et se forme tout seul.

    Dans les années 90, il fonde la compagnie des "Cracheurs de rêves". Beaucoup de ses compagnons-artistes sont issus de l'école du Cirque d'Annie Fratellini.

    Les "Cracheurs de rêves" se spécialisent alors dans les soirées à thèmes et se produisent ... au festival du film de Cannes, par exemple, et dans de nombreuses manifestations prestigieuses.

    Beaucoup moins prestigieuse était la cabane en planches qui abritait sa compagnie , dans cette rue en demi-lune qu'est la rue Juillet dans le 20ème arrondissement.  

    Minh-Tam avait trouvé-là un lieu improbable pour, chaque jour s'entrainer et entreposer le matériel et les accessoires de toute sa troupe. Aujourd'hui, la cabane a disparu, les « Cracheurs de rêves » se sont séparés ... mais Minh-Tam continue toujours à faire rêver son public ...


    >> Retrouver Minh-Tam au Cirkus Cirkör.

    >> En savoir plus sur le Cirkus Cirkör.

     

     


    2 commentaires


  • Cette rue du 20ème est unique à Paris : plus de 17% de pente, et un formidable dos d'âne pour finir !

    Mais tout ce quartier de Ménilmontant a été durement éprouvé et comme beaucoup de ses voisines, la rue Gasnier-Guy est maintenant méconnaissable.


    Pourquoi certains quartiers populaires de Paris ont-ils pu être sauvés -- pourquoi Montmartre a-t-il été préservé -- quand Ménilmontant ou d'autres ont été massacrés ? Les références sociales et historiques sont différentes: à Montmartre la population est presque entièrement française -- et l'existence, d'ateliers où ont vécu des artistes célèbres (Dufy, Modigliani, Picasso, ...), ajoute une certaine valeur à ce quartier.

    Faudra-t-il attendre que certains quartiers de Paris soient entièrement rasés pour qu'on donne enfin ses lettres de noblesse à une architecture "populaire" du 19ème siècle qui avait conçu un habitat urbain à l'échelle de l'individu, adapté aux collines et à son environnement ?


    >> Mobilisation pour sauver la rue, en 1999. 

    >> Voir la rue Gasnier-Guy aujourd'hui.


     

     


    4 commentaires

  • Le quartier des Amandiers, entièrement rasé dans les années 60-70 et planté de barres de béton, conservait encore au milieu des années 90 quelques rues "à l'ancienne".
    C'est dans l'une d'elles: la rue Désirée, à l'angle de la rue des Partants, que Seiji, un peintre japonais de Nara s'est assis à même le sol en cette fin d'après-midi encore très ensoleillée. Seiji s'est longuement appliqué à tracer les jeux d'ombre et de lumière produits par les briques disjointes de la dernière maison de la rue Désirée.

    Si Seiji revenait aujourd'hui au même endroit, aucun doute, il ne sortirait plus ses pinceaux ... Toute poésie a définitivement quitté la rue Désirée ...

     

     >> Pour voir ce qu'est devenue la rue Désirée, à l'angle de la rue des Partants : cliquer ici.

     

    >> Autre lieu ... autre peintre (sur Parisperdu)

     

     


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique