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     M. Barbès et Mme de Rochechouart.

    Station de métro Barbès-Rochechouart Paris 18ème (18 décembre 2014_ 18h20)

     

    Tout comme Monsieur Lefèbvre et Mademoiselle Utile ont donné leurs initiales aux petits beurres "LU", M. Barbès et Mme de Rochechouart ont donné leurs noms à la station du métro parisien "Barbès-Rochechouart".

    Mais au fait qui sont-ils ?
    Armand Barbès fut un opposant à la monarchie de Juillet. Républicain et révolutionnaire, il fut, avec l'anarchisme Auguste Blanqui, le chef de file de l'insurrection de mai 1839 qui avait pour projet de renverser le roi Louis-Philippe. Mais cette attaque sera un cuisant échec. Elle aura non seulement pour résultat, de signer la fin d'une amitié entre Blanqui et Barbès mais aussi celle de faire arrêter ce dernier et de le condamner à mort. Pourtant grâce à une intervention de l'illustre chef de file des Romantiques, Victor Hugo, Barbès sera finalement gracié.
    En 1848, il tente -en vain- de créer une nouvelle République en profitant d'une insurrection à l'Hôtel de ville de Paris. Cette dernière déconvenue lui laisse un goût si amer que Barbès décide de plier bagages pour les Pays-Bas et de ne plus jamais revenir en France. Il meurt là-bas en 1870.

    Et qu'en est-il de "Rochechouart" ?
    Née Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, cette religieuse fut - à la jonction du XVIIe et XVIIIe siècle - l'une des abbesses de Montmartre. Elle dirige même la célèbre abbaye de 1718 à 1727.

    "Rochechouart" fait partie des rares stations du métro parisien à porter le nom d'une femme. Et, reconnaissez que, le nom d'un anarchiste, Armand Barbès, accolé à celui d'une abbesse, répondant au merveilleux nom de Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, c'est tout de même savoureux.

     

    >> A Barbès, les nouveaux marchés de la misère.
     

    >> Le Louxor, renaissance à Barbès.

     

     

     


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  • Trainée ou Poulbot ?

    Rue Poulbot Paris 18ème, février 2017

    Jusqu'en 1967, au cœur du vieux village de Montmartre, l'actuelle rue Poulbot se nommait rue Trainée. Et, la petite impasse mal pavée qui donnait sur cette rue, portait le même nom, c'était l'impasse Traînée...

    On peut penser que ce changement de nom est le bienvenu car il semble préférable de rendre hommage à l'artiste qui a immortalisé les gamins du quartier plutôt qu'à une trainée, une femme de mauvaises mœurs.

    Erreur, vous n'y êtes pas du tout... car la traînée dont il s'agit n'est pas la femme des rues ou des impasses, c'est une manière de chasser les loups en tirant sur le sol une charogne qu'on met ensuite dans un piège dissimulé par une trappe. On disait alors que l'on chassait le loup "à la traînée".

    Utrillo qui a peint l'impasse aurait du mal à la reconnaître aujourd'hui. Pourtant l'ancienne ruelle a conservé une allure de village avec ses maisons blanches, ses jardins et sa palissade en bois.
    Au fond de l'impasse en pente, un portail bleu, et derrière celui-ci la cour de récréation d'une école : Eh oui, les Poulbots sont bien toujours là ! …


    >> Je reviens d'une rue qui n'existe pas ...

    >> "Impasse Trainée", par Utrillo

    >> "Impasse Trainée", par Izis (1)

    >> "Impasse Trainée", par Izis (2)

     

     

     

     


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  • Cité de la Mairie.

    La Cité de la Mairie, est une petite impasse d'à peine 25 mètres de long. Elle a l'air insignifiante mais elle nous en apprend beaucoup sur l'histoire de Montmartre et du 18ème arrondissement.

    Son nom vient en effet du voisinage avec l'ancienne mairie de Montmartre. Celle-ci se situait à l’angle de la rue et de la Place des Abbesses. Le jeune Georges Clémenceau y siégera en 1870, ainsi que Jean Baptiste Clément, l'auteur du "Temps des Cerises".

    Mais à compter de 1860, les Communes de Montmartre et de La Chapelle sont intégrées au tout nouveau 18ème arrondissement. Le petit bâtiment municipal de la Place des Abbesses devient alors très vite trop étroit pour faire face à l’augmentation de population.
    Aussi, en 1892 la Mairie du 18ème est transférée Place Jules Joffrin. Toutefois, ce nouvel édifice ne sera achevé qu’en 1905. Aussi ce n'est qu'à cette date que l’ancien bâtiment, voisin de la Cité de la Mairie sera démoli.
    À son emplacement se tient aujourd’hui le Square Jehan Rictus, avec son célèbre "Mur des Je t'aime".


    >> Le mur des "je t'aime".

    >> Ancienne Mairie du XVIII-ème arrondissement, Place des Abbesses.

     

     


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  • L'étrange square de Jessaint.
    Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
    Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

     

    C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
    Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

    De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

     

    >> Le square de Jessaint sera transformé.

    >> Autre square parisien sous la neige.

     

     


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    Le bougnat de la rue Vieuville.

    5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

     

    La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

    Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

    La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

    Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
    Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

     

     

    >> Les Etablissements L. MARELLI et FILS, site officiel.

     


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